Le verdict du procès de Nessma TV reporté au 03 Mai |
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Publié le Jeudi 19 Avril 2012 à 18:12 |
AP- Le procès du patron de la chaîne privée "Nessma TV" Nabil Karoui, qui a déchaîné les passions à la suite de la diffusion en octobre dernier du film d'animation franco-iranien "Persepolis", a repris jeudi devant le tribunal de première instance de Tunis dans un climat tendu.
C'est la troisième audience de cette affaire suivie de près par nombre d'organisations non gouvernementales locales et internationales, ainsi que des médias étrangers.
Le procès a été intenté en novembre dernier à la suite d'une plainte déposée par des avocats islamistes, après la diffusion par la chaîne de "Persepolis", qui comporte une représentation de Dieu -proscrite en islam.
La diffusion par "Nessma TV" du film, autorisé par le ministère de la Culture et projeté auparavant dans des salles de cinéma, a provoqué des réactions viclentes dans les rangs des islamistes, à la veille des élections du 23 octobre dernier remportées par le mouvement islamiste "Ennahdha".
Devant le palais de justice de Tunis où était disposé un camion militaire cerné de fil barbelé et entouré de soldats armés de fusils, les forces de l'ordre s'employaient à canaliser une foule de manifestants islamistes d'un côté et représentants d'associations de la société civile de l'autre pour éviter les heurts entre les deux camps.
"Le peuple veut la fermeture de la chaîne et l'assainissement du secteur de l'information", scandaient les islamistes à l'aide de hauts parleurs aux cris de "Allahou Akbar" (Dieu est le plus grand).
"Il faut appliquer la loi. Ce n'est pas un procès d'opinion ni une atteinte à la liberté d'expression", a déclaré à l'AP un islamiste, Fayçal Rouafi, en dénonçant "les programmes immoraux" de la chaîne Nessma.
En face, les représentants des associations rétorquaient par des appels en faveur de "la liberté d'expression et de création" qualifiant les salafistes et les partisans d'Ennahdha de "rétrogrades".
"Nous sommes venus pour contrer l'offensive contre les libertés. Le gouvernement (dominé par Ennahdha) veut contrôler les médias et les mettre au pas pour asseoir de nouveau une main de fer sur le secteur et empêcher le peuple de poursuivre sa révolution qui a été faite pour la liberté, la justice et la dignité", a de son côté accusé Thameur Mechi, un professeur de mathématiques au chômage.
Le verdict du procès a été reporté au 03 mai 2012.
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Commentaires
Ecrit par khammous 21-04-2012 20:48
Les partisans de la virginité soutenaient que la virginité une fois perdue on ne la récupère plus jamais ..
Mais ils ne savent qu'il en est de même de la liberté...
Ecrit par Dr. Jamel Tazarki 20-04-2012 13:39
Dr. Jamel Tazarki
www.go4tunisia.de
Allemagne
Ecrit par fayçal ben hamza 20-04-2012 11:23
c'est bizarre!!!!!