 «Le mouvement Ennahdha insiste sur la dénonciation de la violence verbale et physique qui a accompagné les mouvements ( NDLR : du 9 avril à l’Avenue Habib Bourguiba), de quel côté qu’il soit, et appelle à enquêter au sujet des raisons et de l’origine de cette violence et à dévoiler les vérités pour éclairer l’opinion publique », dit clairement le communiqué d’Ennahdha, rendu public ce mardi, au lendemain de la manifestation organisée à l’Avenue Habib Bourguiba pour la commémoration de la fête des martyrs. Cette même fête qui s’est transformée en un cauchemar pour des centaines de manifestants qui ont eu droit à une répression policière musclée, voire sanglante.
«Aujourd’hui la Tunisie est en train de vivre une période transitoire et provisoire. Nous n’allons rien inventer, il existe à travers le Monde plusieurs modèles de démocraties, et la Tunisie ne sera pas une exception par rapport à ces modèles là...c'est pour quoi la prériode transitoire devrait être courte…Nous insistons à ce que cette période soit provisoire pour que l’on arrive à une situation stable », dit Rached Ghannouchi lors d’une conférence de presse organisée cet après-midi au siège d’Ennahdha, pour se prononcer aux sujet des derniers évènements.
Il a rappelé qu’après une année, il y aura un nouveau changement, annonçant que le gouvernement s’est mis d’accord pour que les prochaines élections aient lieu au mois de mars 2013.
« La Tunisie n’est pas menacée de dictature, la Tunisie est menacée d’anarchie. Nous aurions espéré que la manifestation d’hier ait lieu dans un lieu symbolique, comme à Essijoumi où à l’Avenue du 9 Avril…. Ce qui s’est passé hier à l’Avenue Bourguiba est un tour de force...Le ministère de l’Intérieur a répondu à la demande des commerçants en interdisant les manifestations dans cette avenue, de manière provisoire. Il se pourrait que le ministère a eu tort de prendre cette décision, mais cette décision ne peut changer qu’à travers la discussion et le débat ou en ayant recours à la justice, mais pas par la force ».
Il a par ailleurs, déploré que l’on impute certaines violences survenues hier, aux adhérents de son parti : « Nous sommes contre cette polarisation idéologique, entre islamiste et moderniste... Si il existe un groupe qui a coupé la route à la manifestation d’hier, nous persistons qu’il n’a aucun lien avec Ennahdha, mais qu’il qu’il fait partie de commissions dites révolutionnaires».
Rached Ghannouchi réitère que qu’Ennahdha est arrivée au pouvoir « par les urnes », mais qu’il « n’est pas exclu que les gouvernants se trompent », et qu’il est du droit des opposants de les critiquer «mais en restant dans le cadre légal ». Ce gouvernement composé par le CPR, Ettakatol et Ennahdha, continuera selon lui « sa mission et que rien ne peut l’affecter, ni la faire tomber, sauf une décision parlementaire ou suite à un résultat des urnes ».
Le président d’Ennahdha a par ailleurs démenti qu’il y aurait une plainte contre Hamma Hammami pour avoir accusé Ennahdha d’être derrière ce qui s’est passé le 09 avril lors de la manifestation au centre de Tunis. En réaction au piratage des adresses électroniques des dirigeants d’Ennanhdha par le groupe Anonymous, Rached Ghannouchi a declaré qu’il n’a pas consulté les documents rendus publics et qu’il « n’imagine pas qu’il y ait des documents capables de faire scandale, puisque Ennahdha n’a rien à cacher ».
Chiraz Kefi
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Commentaires
Ecrit par khammous 14-04-2012 23:34
Ecrit par baniwatani 11-04-2012 16:52
Ecrit par aloulou 11-04-2012 09:41
du jeu.
Ecrit par Tahar JEBARI 11-04-2012 07:52
Ecrit par al07 11-04-2012 00:48