La manifestation programmée pour le samedi 2 juin, qui a été interdite par le ministère de l'Intérieur, s'est finalement transformée en un rassemblement d'environ 200 personnes. Ces derniers ont fait savoir à travers des chants et des slogans scandés à haute voix, qu'ils étaient mécontents de voir leur marche contre "l'extrémisme et la violence" interdite.
"La liberté est un droit", "La rue appartient au peuple", "Nous exigeons le droit de manifester" scandaient-ils à l'avenue Habib Bourguiba. Encerclés par des dizaines de policiers, les manifestants s'étaient installés devant la statue Ibn Khaldoun. Certains membres de l'opposition et de l'ANC, tels que Maya Jeribi, Issam Chebbi et Iyad Dahmani ont fait une apparition de courte durée avant de quitter les lieux. Mais avant de venir, ils avaient assisté à la conférence de presse organisée par l'association "Femmes et Dignité".

Au cours de cette conférence, les membres de l'association qui s'est vue refuser d'organiser la manifestation se sont exprimés sur ce qui s'est passé au cours de la semaine et sur les raisons qui les ont poussées à vouloir organiser cette marche.
Selon le communiqué du ministère de l'Intérieur, aucune demande réglementaire n'a été reçue, c'est pour cela que la manifestation n'a pas été autorisée. Fatma Ghorbel, secrétaire générale de l'association a déclaré que la demande a été faite dans les temps et que le premier refus a été encaissé parce qu'il y avait une autre manifestation prévue au même endroit : "On nous a demandé de changer de lieu ou de la reporter au 3 juin. Nous nous sommes alors dirigés vers le poste de Bab Souika où on nous a également fait savoir qu'il y avait une autre marche organisée. A ce moment là, nous sommes revenus au poste de Bab Bhar pour demander l'autorisation de reporter notre action pour le lendemain mais notre requête a encore une fois été rejetée. Nous pensons que le ministère ne voulait pas que notre manifestation soit tenue. Comment refuse-t-on une marche à notre association alors qu'un rassemblement durant lequel une démonstration de combats a été tenu il n'y a pas longtemps ?"
Les organisateurs de la conférence de presse ont ensuite évoqué les raisons qui les ont poussées à organiser cette manifestation : "Le ministère est-il de connivence avec les Salafistes ? C'est une question qu'on se pose quand on voit comment ces derniers se comportent et comment réagit le ministère. Les agressions envers les artistes et les journalistes et les menaces se sont multipliées. Après on vient nous demander d'être patients avec "nos enfants" ? Je suis convaincu qu'on a refusé l'autorisation pour qu'il y ait un deuxième 9 avil" a souligné Aymen Rezgui, membre du SNJT.
La parole a été ensuite donnée à Emna Menif qui a vivement critiqué les membres de l'Assemblée Nationale Constituante : "Nous ne demandons pas la chute du gouvernement. Nous voudrions que l'ANC évalue le travail du gouvernement et lui retire sa confiance si elle trouve qu'il a échoué. La semaine dernière les élus parlaient d'agriculture alors que le pays passait par une période délicate marquée par els agressions, les problèmes économiques et les grèves à répétition".
Après la déclaration de Menif, les présents ont rejoint les manifestants à l'avenue Habib Bourguiba. Parmi eux, une femme déçue de voir un nombre réduit de personnes assister à la manifestation : "Il faut venir en masse. Le refus ne change rien, nous n'avons pas peur" a-t-elle souligné.
A.B.O
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Commentaires
Ecrit par khammous 04-06-2012 23:54
.Ce message c'est que NAHDHA joue à cache cache avec les objectifs de la Révolution à savoir liberté démocratie justice sociale.
ET LA ELLE NE REUSSIRA PAS
Ecrit par ckomssa 03-06-2012 19:46
Ecrit par al07 03-06-2012 11:06
Ennahdha et ses affidés salafistes ont bien
réussis leur coup....
Ecrit par taz 02-06-2012 17:08