La police des frontières a empêché, lundi soir, Omar El Hadouchi et Mohamed Hassen El Kettani d'entrer sur le territoire tunisien. Les membres de l'association Dar Essalam ont tenté en vain de convaincre la police de laisser sortir leurs invités mais ils ont été refoulés mardi en début d'après-midi en direction du Maroc.
Le porte-parole du ministère de l'Intérieur, Khaled Tarrouch, a justifié cette mesure, selon l'AP et l'AFP, par le fait qu'ils figuraient sur une liste de personnes interdites d'entrer en Tunisie "pour des raisons de sécurité".
Lundi soir, ils étaient quelques dizaines de sympathisants à accueillir leurs invités, membres présumés du mouvement dit salafiste djihadiste, mais grand fût leur surprise en apprenant que la police des frontières les as empêchés de fouler le territoire tunisien.
Malgré des tentatives de convaincre les décideurs de laisser passer leurs invités, ces derniers ont été finalement refoulés du territoire tunisien à bord du premier avion à destination de Casablanca.
Un capitaine au sein des unités d'intervention a déclaré ce mardi à Gnet que Hassan Kattani et Omar El Hadouchi n'avaient aucune chance de fouler le territoire tunisien : "Il n'est pas question qu'on les laisse passer. Ils prendront le premier vol en direction du Maroc. Leurs partisans tentent par tous les moyens de convaincre les autorités de laisser passer Kattani et El Haddouchi mais ça ne sert à rien. Hier, il y a eu même une tentative de les faire sortir par la force".
Interrogé un peu plus loin, un policier a déclaré que ses collègues n'ont pas eu recours à la force pour disperser la foule et que certains éléments présents ont traité les policiers de mécréants.
Slim Ben Yakhlef, membre de l'association appelée Dar Assalam s'est exprimé quant à lui à propos de ce qui s'est passé depuis l'arrivée de leurs invités : "Nous appartenons à une association reconnue par l'Etat, nous avons un local et nous souhaitions que ces deux cheikhs viennent donner des conférences en Tunisie. Je ne comprends pas pourquoi on les empêche de venir. Si ces gens sont accusés de quoi que ce soit, le Maroc ne les aurait jamais laissés quitter le pays. Nous tentons depuis hier soir de convaincre les autorités de les laisser passer mais sans succès jusque-là. Nous avons contacté le ministère de l’Intérieur, nous avons contacté les différents cheikhs du pays, le ministère des affaires religieuses, Mr Dilou mais toutes nos tentatives ont échoué. Je ne comprends pas ! Nous sommes contre l’arrivée des chanteurs en Tunisie mais malgré cela, nous n’avons jamais réagi. Pourquoi est-ce qu’ils nous empêchent aujourd’hui d’inviter nos Cheikhs ? Les Kardhaoui, Najjar et compagnie n’ont eu aucun problème, pourquoi nos invités n’ont pas eu le même traitement ? Il faut arrêter de traiter les gens de terroristes et d’extrémistes. Personnellement, j’avoue que certains de mes amis sont durs. Nous essayons de les calmer parce qu’ils n’ont peur de rien. Ils ont presque tous été emprisonnés et maltraités durant les dernières années. Nous essayons de les convaincre de ne faire aucune réaction qui touche à l’image de notre association. Je suis contre le désordre à l’aéroport, surtout que je travaille dans le domaine du tourisme mais que voulez-vous que je vous dise ? Ce qui s’est passé n’est pas logique du tout".
Un peu plus tard, Slim Ben Yakhlef a été empêché de faire des déclarations aux médias. Un ami est venu lui dire qu’il ne fallait faire aucune déclaration "S’ils veulent une déclaration, qu’ils attendent « l’Emir » » a-t-il dit. Ce dernier a été réprimandé par un troisième : "Ne dis plus Emir la prochaine fois, utilises le mot ‘Cheikh’ et évitons les interprétations".
Le troisième invité a été autorisé à fouler le territoire tunisien mais il a choisi de rentrer sur le même vol que Hassan Kattani et Omar El Hadouchi.
A.B.O
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Commentaires
Ecrit par as des as 17-05-2012 11:48
Ecrit par Tounsi2 16-05-2012 18:12
Ecrit par fellague 16-05-2012 16:18
Ecrit par lecteur 16-05-2012 14:26
heureusement que Ben Laden est mort!!
Ecrit par Royaliste 15-05-2012 22:11
Notre gourou n'aime pas la concurrence