Le porte-parole de la présidence, Adnen Manser, a déclaré, vendredi, que la présidence est satisfaite des dernières visites effectuées par les ministres dans différentes régions du pays et par les investissements qui y seront réalisés. Il a ensuite annoncé qu’un rapport sur la corruption a été transmis à la Justice par la présidence et une enquête a été ouverte pour mettre fin à ce fléau et au gaspillage des fonds publics. "Il est fort probable qu’une loi contre ce problème sera instaurée et deviendra constitutionnelle", a-t-il souligné.
L’ancien premier ministre libyen, Baghdadi Mahmoudi, pourrait être extradé. Manser a tenu à préciser qu’il n’y a eu, entre le gouvernement tunisien et libyen qu’un accord de principe et que la Tunisie n’extradera Mahmoudi qu’après avoir eu la garantie d'un procès équitable. La commission qui a visité la Libye est en train de préparer un rapport suite auquel la Tunisie exigera de la Libye d’appliquer ses conditions à la lettre, a-t-il ajouté. Il n'a pas écarté les craintes de la Tunisie quant aux troubles pourvant avoir lieu durant les élections libyennes, ce qui pourrait pousser les autorités tunisiennes à revenir sur leur décision.
A propos de la Syrie, Manser a déclaré que la Tunisie est toujours contre l'intervention étrangère en terre syrienne et soutient l'initiative de Koffi Annan. Il a également fait savoir que le gouvernement syrien a refusé que l'ancien secrétaire général de l'ONU soit accompagné par un membre de la ligue arabe. "Le gouvernement syrien a raté plusieurs occasions d'éviter les problèmes, nous ne pourrons pas indéfiniment empêcher une intervention étrangère", a-t-il indiqué.
Refusant de comparer la situation au Yemen à celle en Syrie, Manser a tenu à s'expliquer : "La situation au Yemen était différente puisque l'ancien président n'a pas refusé la passation. Ce n'est pas le cas de Bachar Al Assad". Le porte-parole de la présidence de la république a souligné que les autorités russes commencent à changer d'avis et pensent qu'il n'est pas obligatoire qu'Al Assad reste.
Interrogé sur la situation des Tunisiens arrêtés en Syrie, il a avoué que "la situation est vraiment délicate car ils possédaient des armes au moment où ils ont été arrêtés. Il faudra faire preuve de patience et compter sur les organisations mondiales telles que la Croix Rouge pour les rapatrier". Il a enfin tenu à envoyer un message à ceux qui prétendent appeler les jeunes tunisiens à partir au Djihad en Syrie : "Je demande à ces Imams d'arrêter, la Syrie a besoin d'aide politique pas de Djihadistes. Nos jeunes avaient peut être de bonnes intentions mais il est possible qu'ils soient tombés entre les mains de manipulateurs".
Contrairement à ce qui a été annoncé, la Tunisie s’est montrée satisfaite des efforts consentis par la Suisse pour la restitution des biens et avoirs tunisiens détournés par l’ancien régime. Manser a invité les autres pays concernés à faire les mêmes efforts afin de prouver leur soutien à la transition démocratique en Tunisie : "Le président de la République profitera de sa présence à Genève pour appeler les personnalités politiques présentes à aider la Tunisie à récupérer ses biens".
Moncef Marzouki effectuera une visite officielle au Sénégal le 19 juin et assistera ensuite à la Conférence des Nations Unies pour le développement durable (Rio+20) qui se déroulera au Brésil entre le 20 et le 22 juin. Le président de la république se déplacera le 3 juillet en France où il rencontrera son homologue français, François Hollande, et prononcera un discours devant l'assemblée nationale. Depuis les élections, aucun dirigeant tunisien ne s'est rendu en France. Interrogé sur ce sujet, Manser a précisé que le gouvernement a choisi d’attendre la fin des élections, évoquant "un blocage psychologique" dans les relations avec Nicolas Sarkozy. Masner a ensuite souligné que ce n’est pas parce que la Tunisie a de nouveaux partenaires qu’elle va laisser de côté les anciens et que la France demeure un partenaire stratégique sur qui la Tunisie compte beaucoup dans ses projets d’investissements.
Adnen Manser a annoncé que la Tunisie abritera le prochain sommet maghrébin le 10 octobre prochain. Plusieurs points seront à l'ordre du jour de cette rencontre au sommet dont la réforme des structures de l'UMA, la réalisation de la zone de libre-échange, et la création d'un parlement maghrébin. Une rencontre entre les différents ministres de l’intérieur est à l’étude en vue d'examiner les moyens à même de mettre un terme au trafic d’armes au Maghreb.
A.B.O
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Commentaires
Ecrit par zenatoo 10-06-2012 14:31
Ecrit par Tahar JEBARI 09-06-2012 10:00
Ecrit par CITOYEN 09-06-2012 07:30
La présidence devrait arreter de gigoter dans tous les sens pour faire croire qu'elle joue un rol dans la conduite du pays et arreter par la même occasion ces discours et declarations populistes qui n'ont qu'un objectif éléctoral.
Message a la présidence:
Même sur une chaine TV de bas niveau on ne parle pas d'un haut fonctionnare de l'Etat tel que le gouverneur de la BCT comme en a parlé le président.
Question a la présidence :
Si la conduite du Gouverneur de la BCT ne plait pas que dire de l'Arrogance que manifeste un Ministre envers tous les Tunisiens (Organisations civiles, Journalistes, opposition et même le
PRESIDENT).
Ecrit par TUNISIEN 09-06-2012 00:37