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Mercredi 19 Juin 2013         

[Vidéo] N.Ben Hdid : « Médias ? On ne peut pas faire du neuf avec du vieux »

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Publié le Mercredi 02 Mai 2012 à 17:37
Nasreddine Ben Hdid, chroniqueur auprès d’Attouniseya TV« L’impartialité n’existe pas. Cette lacune  ne peut-être corrigée qu’avec le professionnalisme », dit .Nasreddine Ben Hdid, chroniqueur auprès d’Attouniseya TV, dans un entretien avec Gnet, à l'occasion du 3 Mai, journée mondiale de la liberté de la presse.

Il a depuis longtemps quitté la scène médiatique tunisienne. Pour lui, la raison est simple : « N’importe qui peut dire n’importe quoi dans les médias locaux et prétend être un informateur. C’est de la  surenchère : celui qui parle le plus, croit détenir la vérité. Les journalistes n’ont pas compris qu’il faut laisser leurs différends de côté et être professionnels. Nous avons tous des prises de positions dans la Tunisie de l’après 14 janvier. Sur le plan structurel, le journalisme tunisien n’est pas indépendant. Celui qui dit être impartial est un menteur. Mais le journaliste qui se respecte doit être professionnel et objectif ».
 
Les médias alternatifs ? Nasreddine Ben Hdid répond : « Les bloggeurs sont un phénomène naturel mais qui doit être mis dans son contexte. Ces gens n’ont de comptes à rendre à personne et n’ont pas d’obligation de production. La liberté d’expression est à la portée de tous. Sauf qu’il doit y avoir des règles auxquelles tout le monde doit se plier. Ce qui n’est malheureusement pas le cas ».
 
La liberté absolue ? « Cela n’existe nulle part. En France, tous les sujets sont abordables sauf celui de l’holocauste. Impossible de le traiter en termes de négation. Le permis et le prohibé existe partout, sauf en Tunisie. Ces règles doivent être fixées par le dialogue. Mais il faudra du temps. L’éthique est un concept plus large de la loi ».



Les besoins d’informations du citoyen tunisien ? Nasreddine Ben Hdid répond fermement : « Les besoins des médias sont différents. Ils doivent faire de l’audience. Il y en a qui s’enrichissent auprès des gens qui veulent se blanchir depuis la révolution. Cela doit s’arrêter et il faut que les médias deviennent objectifs. Personne ne demande aux journalistes d’être sans idéologie. Mais, quand ils font leur travail, il faut qu’ils se débarrassent de leurs casquettes politiques. Comment ? Il faut glisser les messages entre les lignes. Et c’est partout pareil».
 
Les mêmes personnes qui étaient à la solde du régime déchu exercent encore. Pour Ben Hadid il n’y a absolument aucun doute : « On ne peut pas faire du neuf avec du vieux. Les journalistes ont raté une occasion en or de présenter leurs excuses au peuple qui les aurait pardonnés. Nos journalistes manquent d'humilité. Ceci étant dit, il faut ouvrir tous les dossiers et faire la différence entre celui qui a lu une information à la TV sous la pression et celui qui a insulté les gens. Il faut une sorte d’hiérarchie des accusations. Jusqu’à maintenant, notre justice n’est pas transitionnelle. Elle est plutôt revancharde et sélective ».


Propos recueillis par Selim Slimi

 

Commentaires 

 
+1 #4 @benyoussef
Ecrit par lecteur     03-05-2012 13:08
les 2 millions de militants du RCD doivent aussi dire pardon de s'être engager dans ce parti par pur profit!
d'ailleur c'est eux qu'on voit aujourd'hui sous une autre veste simplement parce qu'ils n'ont pas était récompensé par l'ancien système en échange de leurs loyaux services
 
 
+1 #3 a si khammous
Ecrit par benyoussef     03-05-2012 09:04
si khammous soit vous n'avez rien comprit de l'article de ben hadid soit vous etes de ces jurnalistes dont il fait allusion .... mais dites enfin pardon et tout est alors regle
 
 
+1 #2 Où veut en venir l'auteur de cet article
Ecrit par khammous     02-05-2012 23:28
Si j'ai bien compris on reproche à certains journalistes d'avoir été je ne sais quoi dans l'ancien régime ( roumouz azlam bayou3a etc ...)donc de ce fait ils n'ont pas le droit de se réhabiliter ou de faire leur autocritique. Ils doivent encore servir les gouvernants comme ils avaient l'habitude de le faire....Et nos gouvernants actuels avec leurs °°troupes °° ' pour ne pas dire milices leur reprochent de ne pas être aussi °fidèles° qu'autant de ZABA..Seulement ils oublient que les journalistes peuvent en avoir marre de ce rôle de caniches du régime en place..En somme quand tout le peuple se libère on en est fier et on brandit des slogans révolutionnaires mais quand les journalistes veulent dans la foulée devenir maître de leur destin et de leur profession on n'aime pas trop cela...IL FAUT SAVOIR CE QUE VOUS VOULEZ ENFIN ZUTTT
 
 
+8 #1 exercice collectif
Ecrit par Royaliste     02-05-2012 21:39
ma quation est :

Peuple? peut-On pas faire du neuf avec du vieux?

les journalistes ne sont pas es extraterrestres, ils font partie des millions des tunisiens qui ont contribué de prés ou de loin a l'encrage du systéme B.Ali.

ce sont les tunisiens qui ont versé des pots de vin, qui sortaient par milliers applaudir le dictateurce, qui n'hésitaient pas a rapporter les faits et gestes de leurs voisins a la police politique.

les journalistes sont une composante de la société et c'est TOUTE la société (je m'inclus aussi) qui doit changer de mentalité
 
Ces commentaires n'engagent que leurs auteurs, la rédaction n'en est, en aucun cas, responsable du contenu.

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